Comte Cain
De Kaori Yuki
Titre Original : Hakushaku Cain Series
Genre : Shojo
Thème : Fantastique
Editeur japonais : Hakusensha
Magazine de prépublication : Hana to Yume
Périodicité : mensuelle
Nombre de volumes parus au Japon : 5
- La Juliette Oubliée
- L'Eclosion
- Kafka
- La Marque du Bélier Rouge 1 & 2
Editeur français : Tonkam
Nombre de volumes parus : 5
Durant l'époque victorienne, en Angleterre, Cain, jeune homme de 17 ans, a hérité du titre de Comte à la mort de son père, Alexis, et dirige la maison Hargreaves avec l'aide de son majordome, Riff, qui veille sur lui depuis l'enfance. Mais Cain a hérité d'autre chose de son père. Sa passion pour les poisons dangereux, qu'il collectionne par dizaines, est de notoriété publique ainsi que son goût pour le mystère. Cain se plaît à enquêter sur toutes sortes d'affaires étrange qui se trame à Londres avec une morale et une façon de les résoudre bien à lui.
En deux mots :
Kaori Yuki n'a jamais caché sa passion pour les contes fantastiques ou encore les grandes tragédies telles que Roméo & Juliette. Une influence que l'on retrouvait déjà dans Angel Sanctuary avec notamment la présence du démon, Chapelier Fou, tout droit sortit d'Alice au Pays des Merveilles. Elle s'amuse ici à revisiter ces fables au travers de son personnage, Cain, dans un univers classieux (époque victorienne (1850) oblige), gothique mais parfois un peu glauque avec une fin et une morale des plus inattendues. Car si les méchants paient forcément pour leurs crimes, ils laissent derrière eux un sentiment amer. Des destins tragiques comme c’est si bien en tisser Kaori Yuki. Voici pour l’ambiance sombre à souhait non pas dénuée d’humour pourtant.
Côté scénario, nous avons droit à une narration dynamique dont les premiers tomes sont construits sous forme de recueil de nouvelles sans liens apparents entre elles si ce n’est le personnage principal, Cain, avant de nous offrir des histoires plus longues et plus complexes. Les personnages classieux ont tous un passé des plus torturés, aucun d’entre eux n’échappera à son lot de souffrances. D’ailleurs, c’est là l’un des intérêts de l’histoire, on adore découvrir de nouvelles anecdotes sur le passé de la mystérieuse famille Hargreaves.
Enfin, pour ce qui est du graphisme, les premiers tomes ne sont pas vraiment exceptionnels et on a même un peu de mal au début à reconnaître le héros au fil des planches. Mais cela s’arrange vite, fort heureusement. C’est peut-être sur la série Comte Can que l’on observe le mieux l’évolution du style de Kaori Yuki. Les planches embellissent à vue d’œil dans les derniers volumes. Elle y fait ses armes ce qui n’augure que le meilleur pour la suite, à savoir, God Child.
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